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Dossier : Grippe aviaire, Surveillance renforcée
Ecrit par : A.Mezali le :2005-12-25

La grippe aviaire qui est apparue en Asie et dans certains pays d'Europe risque de se propager encore et atteindre d'autres continents. Cette pathologie appelée aussi peste aviaire, grippe du poulet ou influenza aviaire est une infection due à un virus de la famille des orthomyxoviridae qui comprend plusieurs genres (ou types) dont influenza-virus A. Celui-ci est divisé en sous types parmi lesquels les souches H5N1 et H7N1 qui sont les plus pathogènes. A ce jour, les cas de contamination constatés sont essentiellement dus au virus du sous-type H5N1. Certes, le virus de la grippe aviaire est sans danger pour le consommateur puisque une bonne cuisson élimine tout risque de transmission, mais le principal problème posé réside au niveau des souches H5N1 et H7N1 qui ont des capacités à muter rapidement et à ressurgir sous d'autres formes différentes des précédentes.

Elles seraient capables d'échanger des gènes avec le virus de la grippe humaine qui pourraient engendrer une généralisation de la contamination (pandémie). Sa forte contagiosité fait de cette pathologie, l'une des plus redoutables sur le plan économique, se traduisant par l'arrêt des exportations des animaux et des produits dérivés, l'indemnisation des éleveurs et constitue une menace pour l'existence des filiales avicoles. Les interventions des services vétérinaires constatées ces derniers mois se sont multipliées pour prévenir tout risque de contamination. Le groupe ONAB qui détient, à lui seul 90% des capacités de production dans la filière ponte (OAC ponte - poussins ponte) et 50% dans la filière chair (OAC chair - poussin chair) a pris des mesures préventives pour réduire au maximum le risque d'introduction de cette maladie dans notre pays. Pour cela, un dispositif de vigilance à l'échelle nationale a été installé dont la mission est de coordonner et collecter toutes les informations contribuant à la surveillance épidémiologique de cette maladie et de prendre toutes les dispositions nécessaires pour prévenir et lutter contre celle-ci. Parallèlement à ce dispositif national, il a été mis en place trois (03) comités régionaux de l'ensemble des services compétents de même que des comités locaux installés dans chaque filiale du groupe ONAB. Leur rôle est de suivre quotidiennement l'état sanitaire des cheptels, de signaler toute mortalité anormale et de surveiller les flux d'oiseaux migrateurs, vecteurs potentiels de la maladie. Cette surveillance a été renforcée au niveau des unités se trouvant près des aires de rassemblement d'oiseaux sauvages. Il est à noter la mise en place d'un système de drainage de l'information sous forme de bulletins de renseignements quotidiens (B.R.Q) transmis par l'ensemble des structures avicoles au comité de vigilance lui permettant une connaissance exhaustive et actualisée de la réalité du terrain. La mise en oeuvre du principe de précaution s'est traduite par l'arrêt des importations de facteurs de production avicoles en provenance des pays touchés ou faisant l'objet de suspicion. Une batterie de mesures de protection sanitaire a été mise en place au niveau de l'ensemble de nos unités. Les principales mesures touchent au renforcement des barrières sanitaires, à l'empêchement de tout contact de la volaille avec l'extérieur par le biais de grillages placés dans les ouvertures des bâtiments d'élevage et à la désinfection régulière du matériel roulant. Le point important à signaler est la mise en place d'un système de vulgarisation et de détection précoce de la maladie. En dehors de ces recommandations destinées à l'élevage, des mesures de précaution individuelle ont été prises pour la protection de

nos personnels travaillant en contact de la volaille. Il s'agit essentiellement de l'hygiène sur le plan corporel et vestimentaire, de la vaccination du personnel en contact de la volaille, et d'éviter tout contact avec les gallinacés et le cas échéant les élevages domestiques. L'Algérie qui rend compte régulièrement de sa politique de prévention et de lutte contre les maladies à déclaration obligatoire dans le cadre de la réunion annuelle de l'organisation internationale des épizooties (O.I.E), s'investit par tous les moyens dans un programme ambitieux et cohérent de prévention pour parer une éventuelle apparition de la grippe aviaire qui constitue une véritable menace pour l'ensemble des populations à l'échelle mondiale.

 
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